Express dûa

Nous aimerions croire en l’avenir ! Mais nous ne savons guère à quoi il ressemble. Difficile de faire mieux que nos devins ! A peine si nous nous sentons capables de tenir les promesses faites en une nuit de sombre inquiétude. Un jour avions-nous dit, nous bâtirons une cité de vérités en lieu et place de nos errances actuelles. Un monde de djinns et d’espérances multiples, où il ferait bon conjuguer le verbe « être » en pays de lune, au présent et sans la moindre hésitation. Car le rêve du Muzdalifa House est quand même de traverser une mer en furie sur un boutre rempli de petits d’homme malicieux et sans soucis. 2013 étant une année nouvelle, l’impossible nous semble être une chose agréable. A force de lire en travers ciel, nous imaginons le pire. Nous voudrions refaire le monde depuis l’intérieur d’un quartier submergé, situé dans l’un des pays les plus en carafe au monde. Nous sommes à Sanfil’iho Hankunu dans le Moroni sururi, une ville qui se marre la nuit tombée, en dansant le djaliko d’un rêve déchu, celui de Mwazema la douce…

*duâ: prière.